Passionnés de jeux videos, de comics et de turlutes, nous autres, nous avons décidé de créer un blog portant sur notre passion.
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mercredi 18 décembre 2019

Test nostalgique : Wonder Boy III : The Dragon's Trap



Les pochettes d'alors sont hideuses et ne veulent rien dire.
En 1989 sort Wonder boy III sur master system, développé par 5 personnes (?!), est alors plébiscité par la presse à sa sortie. A juste titre d'ailleurs, son gameplay plateformes teinté d'une pointe de RPG, ainsi que son gameplay non linéaire (on passe par un hub pour aller dans les mondes), sont novateurs alors. Ce remake est un fidèle et vibrant hommage au jeu d'alors, la magie opère-elle toujours ? GO.




les nouveaux graphismes puent la classe



Graphismes


Les graphismes tout en hd ou en gros pixels hd transpirent la passion. Les animations façon dessin animé, avec les traces de crayon sont léchées. Les diverses démarches des héros sont très amusantes. Bref, c'est chapeau. C'est du remake soigné, même la lisibilité du jeu a été conservée dans son esthétique 2017.

Bande son

Quoi de plus vintage ?

Tout comme pour les graphismes, on a le droit a un choix entre le son façon 8bits et son orchestration. Je conseille d'utiliser cette dernière car c'est un gros travail, chaque instrument trouve sa place et laisse une bonne idée, tout en gardant l'idée originielle. Bravo !



Gameplay


Les mondes sont variés et colorés
Le gameplay est fidèle, et donc un peu torve. D'un coté on a la maniabilité et l'inertie d'un jeu de plateforme des années 80, et donc une difficulté corsée mais juste. Mais c'est surtout le level design qui accuse son âge. Les portes cachées, les secrets sont bien discrets, et il faut presque un magasine joypad pour s'en tirer parfois !


Conclusion


Ce remake de wonder boy Wonder Boy transpire la passion de ce jeu vieux de tout juste 30 ans. C'est la perfection dans tous les sens : on a les graphismes, en 8bits ou façon desssin animé (mais vraiment bien animé), la Bo refaite, magnifique aussi, les goodies avec la boite qui sont très sympas, le gameplay fidèle. Quand un remake pue autant la classe et la nostalgie, on l'achète un point c'est tout.


ma note :
Soin.

mercredi 29 mai 2019

Test du justicier masqué : Persona 5




La série des shin megami tensei est relativement peu diffusée en Europe, mais au japon elle connait un bon succès. Développée en majorité par le studio Atlus (Catherine, Odin Sphere, Growlanser,...) la série mis la barre très haut pour cette 5ème mouture. Et ils ne s'y sont pas trompés : près de 1,8 millions de copies vendues. Des spins off sont également de la partie avec un jeu de baston, un musou, un jeu de rythme et un remake qui rajoute un peu de contenu au jeu...
Mais on va le voir, ce Persona ajoute ce qu'il faut, et saupoudre d'originalité le RPG tour par tour classique.


Histoire


Il faut faire des trucs idiots pour augmenter ses stats
Sur fond de monde "des âmes", qui incarnent notre état d'esprit, Persona 5 nous fait rentrer dans une approche philosophique de la vie. Les choix et les manières de vivre sont-elles prédéfinies par un système contrôlé par les adultes et le pouvoir ? C'est alors que notre bande de d'jeuns entre en scène et va bousculer l'ordre établi par la capacité à naviguer dans le monde des âmes pour influer sur le monde réel.
Tout ça est assez difficile à expliquer, mais distillé tout au long du jeu, on l'intègre bien et  la réflexion est excellente. Les thèmes abordés sont ceux qui touchent l'humanité, les "péchers", les "choix", la "loi", le "pouvoir".
Les personnages, bien que très clichés et très RPG sont également bien développés. On en adorera certains et d'autres nous seront juste utiles.


Bande son


Somptueuse bande son avec des voix japonaises et anglaises (fidèle) de très bonne facture. Des musiques entrainantes et nous plongeant tout de suite dans l'ambiance.


Graphismes


L'ambiance de Tokyo est bien retranscrite
Très typé "animation japonaise", ils sont superbes, avec une touche de cell shading avec des traits épais pour faire manga. Des cut-scenes sont également inclues tout en animation (ça devient très très rare). Certains décors ont quand même des lacunes avec des textures baveuses dégoutantes.
Mais avec cette patte artistique ça passe quand même.
Petit détail étrange, il est impossible de faire des captures d'écran du jeu, la fonctionnalité est bloquée !

Gameplay


On se retrouve avec un jeu avec plusieurs visages : un life-sim pour la vie d'un étudiant au lycée "typique", et un RPG pour les explorations du monde "parallèle".
Les combats sont assez classiques
La partie life-sim est impressionnante de complexité, avec des dialogues, des activités, des invitations à gérer, les boosts de stats même un Yakuza peut paraître plus simple. Car il y a le paramètre temps, à chaque action : les jours puis les mois s'égrainent, réduisant les décisions possibles. Pour réussir à élever au rang 10 les relations avec les diverses personnes rencontrées, il faut tout simplement utiliser une soluce. Il est impossible, en un run de tout visiter et tout améliorer.
La partie RPG n'est pas en reste, c'est profond, mais plus classique. Les attaques des personas (les créatures qui nous incarnent dans le monde des âmes) sont de divers types (glace, feu, vent, etc.), on y ajoute la possiblité d'avoir des attaques physiques (arme à feu ou blanche), et des points faibles d'ennemis qui amènent à réaliser des "critiques". Ce sont des coups qui assomment l'ennemi et le rendent plus vulnérable. Si vous parvenez à faire un critique à tous les personas adverse, tous les alliés peuvent lancer une attaque puissante en même temps. Vous pouvez également lancer une négociation pour acquérir le persona adverse, si vous le convaiquez et que vous avez le niveau suffisant. Ces personas peuvent être fusionnés ou entrainés pour en améliorer les compétences et le niveau.
Bref, c'est complet et suffisamment bien fichu pour qu'on s'y attarde. Côté durée de vie, comptez un bon 90 heures.


Conclusion


Avec son histoire et son ambiance léchée, Persona 5 est un des meilleurs RPG que j'ai jamais eu.
Seule la frustration de ne pas pouvoir fouiller partout et donc de devoir faire des choix, reste un peu amère. D'autant que les personas manqués/ les dialogues à choix multiples loupés se feront ressentir à la fin du jeu.
Vous voulez changer le monde ? Jouez à Persona avant !

Ma note :


Palais +
Mementos


mercredi 6 mars 2019

Test 80's : Yakuza Kiwami & Zero




Deux vieux amis (K)
Le retrogaming est en plein essor avec l'arrivée de petites consoles retro, auxquelles on joue 5 min pour les laisser pourrir dans un coin le reste du temps. Et si, au lieu de faire revivre des jeux on faisait revivre toute une époque. C'est en partie réussi puisque je n'ai jamais vécu au japon dans les années 80.

Histoire


Le Mezu-King, un des mini-games les + wtf (K)
C'est le gros point fort du jeu, si on a suivi les péripéties de Kiryu et Goro dans les épisodes suivants, ce background est fort appréciable. La narration en parallèle dynamique et haletante nous surprend toujours par des twists pleins de clichés et de manly-attitude -arrache son t-shirt-.





Son


Les coups de Kiwami se débloquent avec de l'xp
On revient en arrière, dans le bon sens du terme. Les effets et musiques sont très authentiques (ou on devine qu'ils le sont).


Graphismes


Un méchant qui a la classe (0)
Si on connait naturellement Kamurocho par cœur, Osaka est moins connue. Les années de la bulle économique, entre une misère et la décadence des spéculateurs est palpable. Cette ambiance néon et cartons en pleine rue avec des "filles courtement vêtues" font penser à des pays en voie de développement. Certains bâtiments sont en construction et participent à cet effet de "temps qui passe". Enfin un effort a été fait sur les combats, plus dynamiques mais aussi sur les finish très nombreux (80 environ pour les 2 persos). Le moteur commence à dater et beaucoup de textures ne sont pas au top. Même si on en a un peu marre au fil des dizaines d'heures qu'il faut pour explorer le Japon et ses substories.



Gameplay


Le management de bar à hotesses est particulièrement gourmand en temps (0)
On en a pour tous les goûts comme d'habitude. Très variés, souvent débiles, un peu comme dans les cinglés de GTA V, les substories nous présentent des personnalités complètement à l'ouest. Les objectifs annexes nous plongent dans des intérêts très japonais (combats de cartes d'insectes-femmes dénudées, courses de voitures sur circuit, shogi et majong, etc.).
Les heures de jeu s’enchaînent et on veut toujours en faire plus, plus de substories, plus d'objectifs pour gratter un pouvoir, des nouveaux coups, une nouvelle arme, farmer pour devenir magnat de l'immobilier ou faire prospérer un bar à hôtesses, etc.
Les upgrades de zero sont basées sur l'argent (0)


A titre d'information, avec mes 90 heures, je suis à 90% des achievements. Et il reste : des combats impossibles, des jeux de hasard à gagner (ex: 2.000.000 de yen au baccarat à gagner), du farm d'argent pour débloquer quelques trucs.







Conclusion


Vous aimez Yakuza ? Zero est l'un des tous meilleurs et Kiwami est un remake tout à fait conseillable parfait, surtout pour sa narration sans failles. Vous ne connaissez pas Yakuza ? Ce sont les meilleurs épisodes, surtout du point de vue des combats, un très bon début pour les néophytes. Je commencerais par le commencement, Kiwami.

ma note :


C'est l'heure du DuDUEL (0)




vendredi 30 décembre 2016

Test IRL : Yakuza 5

Déjà évoqué dans Canards&Co la vastitude ou la immensiteur de Yakuza 5. Dans ce test, je vais m'attarder davantage sur la profonditance de l'histoire.


Graphismes


Putain d'ours !
Ce n'est pas beau, toujours pas beau, et surtout très inégal ! On sait tout de suite si le personnage sert à l'histoire grâce à son niveau de détail, son animation ou son charisme ! De personnages photo-réalistes on passe à des piétons ou des "Thugs" tous moches et mal animés ... Les rues des différentes villes et environs sont toujours très bien rendus comme dans tous les épisodes de la série. On adore ou on déteste les rencontres aléatoires avec des "Rich Bastard" ou des "host" qui cherchent la merde gomme on ne sait pas trop pourquoi. Si t'es riche pourquoi emmerder un mec louche qui fait une tête de plus que tout le monde ? Si tu es hôte dans un salon, pourquoi niquer ton gagne pain ? A cette question je réponds que "c'est japonais"...

Sons


Les jeux de rythmes sont assez nombreux
Des dialogues comme s'il en pleuvait, toujours sous-titrés et doublés ! On comprend pourquoi il faut 1 an pour adapter le jeu dans les zones hors japon !  Des bruitages super pour l'immersion, du bruit du passage clouté, aux cigales, aux ting dong quand on rentre dans un kombini, c'est super bien rendu.
Des musiques moyennes par contre. Une maitrise de l'anglais est indispensable pour ne pas galérer.

Gameplay

Shinada, ebi-baseballeur
Les combats ne sont que très rarement intéressants... Mais par contre on a un roman intéractif gigantesque avec des mini jeux aussi nombreux que dans la vraie-vie ! Des rues vivantes et des piétons qui se poussent pas quand tu es pressé (IRL® pour sûr). Des terrains de baseball, des karaokés, des bars, jeux de flechettes, de billard (GTA a copié c'est sûr), de la course de poulet (!?), des missions de chasse, de drague ou autres ... Et en plus dans les vraies villes. Chaque personnage vit dans une localisation différente, contrairement aux épisodes précédents qui tournaient autour de Kamurocho (=Kabukicho ; quartier "chaud" de Tokyo). Sotenbori (= Dotenbori à Osaka) ; Nagasugai,(= Nagasu à Fukuoka) ; Tsukimino (= Susukino à Sapporo) ; Kin'eicho (= Sakae à Nagoya) sont donc LA nouveauté. Ca et une partie de l'histoire dédiée à Haruka Sawamura, la fille adoptive de Kazuma, ou au lieu de mener une enquete et conquérir des territoires, on chante et on danse sa vie, pour devenir une idol respectée. Des ballades à ne plus savoir quoi visiter.

Vos cibles
Le jeu se veut aussi hyper contraignant, pour atteindre les 100%, il faudra boire toutes les boissons, manger tous les plats, draguer toutes les hôtesses, faire toutes les photos "spéciales" de chaque ville, remporter tous les prix des UFO catcher, remporter tous les niveaux au majong/shogi/poker/baccarat/black jack/jeux d'arcade/tournoi d'arts martiaux/fléchettes/billard/bowling/karaoké/ping pong/subir tous les entrainements des "maitres"/combiner tous les objets pour faire des armes et équipements (liste non exhaustive)... C'est énorme. Pour finir l'histoire et avoir quand même bien zoné dans tous les bars pmu de tokyo, plus de 60h, je n'ai récolté que 35% de complétition (franglish).

Histoire


Un volet taxi particulièrement vieillot
J'ai dit plus haut que je détaillerais plus l'histoire que dans la pauvre preview toute pourrave d'août. Sachez que j'ai menti. Je ne vais pas tout détailler tant tout est imbriqué et est lisible à plusieurs niveaux. On peut néanmoins dire sans trop spoiler que : le GRAND Kiryu est devenu conducteur de taxi pour assurer une vie d'idol à Haruka, le BRUTASSE Saejima s'échappe de prison pour découvrir la vérité sur le meurtre de son "Aniki" Majima, que Akiyama continue de prêter du fric à n'importe qui, ce qui lui vaut des ennuis et le nouveau venu Shinada, baseballeur est un tordu et un sacré branleur. Comment l'enlèvement du 6e chairman du clan Tojo (Daigo) sera géré et comment la lutte pour prendre le dessus entre les différents clans s'organisera-t-elle ? Vous le saurez en jouant.
Malgré quelques scènes irréalistes et très théâtrales (on se bat torse nu ou on ne se bat pas), le tout est assez bien ficelé et captivant.On hésite entre suivre l'histoire prenante, ou avancer dans les petits délires cachés un peu partout.


Conclusion


Les fléchettes c'est sérieux
Prenant, dans tous les sens du terme, riche et bien construit, ce Yakuza 5 se mérite. Il distille son histoire et son ambiance à grand coups de combats répétitifs et missions à l’intérêt parfois discutable.
Vous avez déjà joué et apprécié un Yakuza (le jeu pas le bandit), foncez il est cool ! Vous aimez les jeux à dialogues, les mini-jeux et les scénarios alambiqués, allez-y, il est top ! Vous êtes allés au japon et vous voulez re-goûter à la gastronomie, commandez-le, il est goûtu. Vous aimez fifa et call of duty, de toutes façons vous jouez à rien d'autre. Pourquoi attendre Shenmue, son héritier est bien vivant !


Ma note :




Wasabi + rang S chez l'hôtesse